PRIEURÉ SAINT MARTIAL

Le Bourg

16500 MANOT

    Description

    Ce prieuré qui dépendait du chapitre de Saint-Martial de Limoges, date en grande partie du XIIe siècle.

    Le portail en calcaire est sculpté et il possède un tympan

    L'originalité de l'édifie réside également dans le couvrement de la coupole sur trompe et sur pendentif

    L'église Saint-Martial est inscrite MH par arrêté du 28 octobre 1985.

    Ouvert toute l'année

    Infos pratiques

    Descriptif détaillé
    • Français : Historique Commentaire historique : Le prieuré de Manot dépendait du chapitre de Saint-Martial de Limoges. L'église date en grande partie du XIIe siècle. Le choeur et la majeure partie de l'élévation de la nef datent de ce siècle. Le logis du prieuré a disparu. Il était probablement situé à l'emplacement actuel du château de Manot, au sud de l'église. La destruction des bâtiments du prieuré pourrait dater de 1569, pendant les guerres de Religion. Probablement au XVe siècle, les murs de la nef ont été surélevés en grès et des ouvertures, dont la fonction semble défensive, ont été percées au sommet des murs gouttereaux. L'église a été restaurée à de nombreuses reprises, notamment en 1744. En 1841, la façade a été reprise en sous-oeuvre. En 1881-1882, les murs intérieurs de l'église ont été enduits et le sol a été recouvert d'une dalle de béton. Une tribune a été construite en 1882 par Marcelin Soulié, entrepreneur à Confolens, avec les matériaux d'une maison attenante détruite. L'église a été restaurée entre 1980 et 1991 : les murs intérieurs ont été recouverts d'un enduit avec pierres apparentes et la façade a été reprise. Datation(s) principale(s) : 12e siècle ; 15e siècle (?) ; 19e siècle Auteur(s) : Soulié Marcelin (entrepreneur) Remploi : remploi Description Commentaire descriptif : Le prieuré de Manot occupe une colline dominant la vallée de la Vienne. L'église est construite en granite et en grès, sauf quelques chapiteaux sculptés dans du calcaire. Elle est constituée d'une nef unique de trois travées, d'une travée droite sans transept et d'une abside semi-circulaire. La façade ouest comprend un avant-corps en saillie, contenant le portail. Le fronton de l'avant-corps est surmonté d'une niche, présentant les vestiges d'une croix en remploi. Cette niche contenait autrefois la petite cloche. Le portail est couvert en plein cintre, constitué de deux voussures en boudins sur des colonnes à chapiteaux sculptés. Les chapiteaux sont en calcaire. Au-dessus du portail, une grande arcature en plein cintre est ornée d'une moulure ronde. Les sculptures en calcaire ont été martelées et elles ont probablement été déplacées. Trois baies étroites ont été percées ultérieurement. La façade est épaulée à chaque angle par des contreforts. Un chapiteau en remploi est situé sur la façade, au sud du portail. Les murs de la nef, renforcés par des contreforts plats, présentent une différence de matériaux entre la partie inférieure et la partie supérieure, indiquant une surélévation des murs. De petites ouvertures rectangulaires, au sommet des murs, avaient un rôle défensif. La nef est éclairée par deux petites fenêtres en plein cintre au nord, une petite et deux grandes fenêtres en plein cintre avec un ébrasement important au sud. La nef est divisée en trois travées. La voûte en berceau brisé en pierre est soutenue par des doubleaux qui retombent sur des pilastres plats sans chapiteau. Un cordon en quart de rond souligne le départ de la voûte. L'ancienne porte d'accès au clocher est murée, elle est encore visible au départ de la voûte au sud, près de l'arc triomphal. La porte actuelle est à l'angle sud-ouest. Le faux carré du transept est encadré par quatre colonnes rondes engagées sur pilastres. L'arc triomphal est composé de quatre voussures qui retombent sur autant de pilastres. Les chapiteaux sont ornés de bourgeons. La colonne sud-est possède une base torsadée. La base de la colonne nord-est a été tronquée pour placer la table de communion. Le faux carré est voûté d'une coupole, sur pendentifs au nord et sur trompes au sud. Le mur nord est percé de deux baies superposées. Une porte est percée sur le mur sud, probablement pour accéder au logis disparu du prieuré. Le clocher carré a reçu un étage moderne, couvert par un toit presque plat. L'abside est semi-circulaire, voûtée en cul-de-four. Le choeur est éclairé par trois baies en plein cintre. Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : granite ; grès ; moellon ; enduit Matériau(x) de couverture : tuile creuse Type et nature du couvrement : coupole à trompes ; coupole en pendentifs ; voûte en berceau brisé ; cul-de-four Type de la couverture : toit à longs pans ; toit en pavillon Technique du décor : sculpture Représentation : Christ ; Evangéliste ; personnage biblique ; saint ; lion ; ange ; griffon ; animal fantastique Précision sur la représentation : Les chapiteaux illustrent une psychomachie. Ils représentent au nord un bouc jouant de la harpe, des griffons et au sud, Samson et le lion. Au-dessus du portail, le Christ en majesté assis est encadré par les symboles des Evangélistes et deux anges thuriféraires. Plus bas, une frise est décorée de six personnages nimbés. Le chapiteau en remploi sur la façade au sud du portail représente un sagittaire. Intérêt de l'oeuvre Date(s) et nature de la protection MH : 1985/10/28 : inscrit MH Précisions sur la protection : Eglise Saint-Martial (cad. B 424) : inscription par arrêté du 28 octobre 1985.
    Type de Sites et monuments
    • Eglise, Art Roman
    Chaines, Labels et agréments
    • Classé ou inscrit (CNMHS)
    Langue de documentation
    • Français
    Géolocalisation
    • Longitude : 0.6376435839920305

      Latitude : 45.94271113027811

    notre sélection A proximité

      Suivez-nous