PRIEURE SAINT MICHEL

Le Bourg

16350 CHAMPAGNE MOUTON

    Description

    Le prieuré Saint-Michel date du 12e siècle pour ses parties les plus anciennes.

    Le portail avec linteau, qui provient de la chapelle du château, comporte un bel ensemble historié. Il a été inscrit aux MH par arrêté du 29 novembre 1948.

    Ouvert toute l'année

    Infos pratiques

    Descriptif détaillé
    • Français : Historique Commentaire historique : Le prieuré Saint-Michel de Champagne-Mouton appartenait au diocèse de Poitiers jusqu´à la Révolution. Il date du 12e siècle pour ses parties les plus anciennes. Il aurait été « rattaché autrefois à l´abbaye Saint-Michel de la Cluse, en Savoie, avant de revenir au monastère de Bussière-Badil, en Limousin ». Le prieur était dispensé de résidence, il pouvait ne pas être prêtre. L´église était commune à la paroisse et au prieuré. L´église primitive était en forme de croix latine. Le clocher d´origine, octogonal selon Monsieur Du Vignaud, était situé à la croisée du transept. Les deux murs orientaux des bras du transept ouvraient probablement sur deux absidioles. Le portail date du 12e siècle, il a été déplacé au 19e siècle. Le mur nord de la nef pourrait également dater du 12e siècle mais trois contreforts ont été remontés au 19e siècle. La légende locale prétend que pendant la Guerre de Cent Ans, les Anglais auraient bombardé l´église, détruisant une grande partie de l'édifice. Le mur sud de la nef semble en effet avoir été reconstruit au 15e siècle, en même temps que la voûte de la nef, qui porte l´écusson des de La Chambre, seigneurs de Champagne-Mouton après 1428. En 1510, une chapelle latérale a été construite contre le mur sud de la nef par Alexandre de Farthays, gentilhomme écossais. Les Guerres de Religion auraient fait subir à l´église de Champagne-Mouton de graves dommages sans qu´on puisse les définir exactement. Le clocher a été détruit à une date inconnue, avant 1591. La paroisse Saint-Martin a été annexée par la paroisse Saint-Michel entre 1610 et 1622. L´église se trouvait dans un très mauvais état au 18e siècle. De 1822 à 1829, l´abside et le transept alors à l´abandon, sont munis d´une charpente et d´un toit. La sacristie a été construite en 1838. La chapelle latérale de la nef est restaurée en 1862. En 1859, l´architecte Lemaire de Confolens établit un plan pour la construction d´un clocher en saillie sur la façade. Abadie, qui siège au Conseil Départemental des Bâtiments Civils, est contre ce projet et préfère un clocher sur la croisée du transept. Cet emplacement se révèle trop onéreux et le clocher fut bâti à partir de 1864 au-dessus de la première travée de la nef, en légère saillie par rapport à la façade. Il a donc fallu déplacer le portail. Ce déplacement a fait disparaître une partie des sculptures du portail, décrites par l´abbé Michon. Plusieurs pierres sculptées ont été remplacées. L´entrepreneur est Pierre Roy de Champagne-Mouton. En 1864, deux fenêtres ont été percées dans le mur nord de la nef. En 1874, quatre contreforts ont été remontés, trois contre le mur nord de la nef et un à l´entrée de la cour du presbytère. En 1891, des travaux comprennent la construction d´une voûte d´arêtes sur la croisée du transept, la construction d´une voûte en berceau sur le transept et l´abside en briques de Roumazières, la construction d´arcs doubleaux avec des pierres provenant des carrières de Grosbot et la réfection des plafonds du transept. L´architecte est Jean Roy de Chabanais, l´entrepreneur est Jean Meunier de Chasseneuil. Datation(s) principale(s) : 12e siècle ; 15e siècle ; 19e siècle Auteur(s) : Roy Pierre (entrepreneur) ; Roy Jean (architecte) ; Meunier Jean (entrepreneur) Remploi : remploi Description Commentaire descriptif : Le prieuré Saint-Michel de Champagne-Mouton est situé sur une petite hauteur proche du château et de la rivière l´Argent. L´église est orientée, elle forme une croix latine. Le clocher se situe au-dessus de la première travée de la nef, légèrement en saillie. Le clocher est composé de trois niveaux. Le portail de la façade a été déplacé sur le mur ouest du clocher, encadré par deux contreforts. L'archivolte est constituée de deux voussures, soutenues par trois colonnes de chaque côté. Les colonnes sont surmontées de chapiteaux sculptés. Un cordon en pointes de diamant dessine un arc aigu, dans lequel s'inscrit un tympan au linteau échancré. Entre le premier et le deuxième niveau du clocher, une corniche est soutenue par des modillons sculptés. Quatre modillons, probablement des remplois, se situent sur les murs nord et sud du clocher saillant. Le clocher est percé d´une fenêtre sur le mur ouest du deuxième niveau et de deux baies jumelles par face au troisième niveau. La toiture élancée du clocher est en ardoise, elle repose sur une corniche à modillons nus. L´angle sud-ouest de la façade possède un remploi de pierre sculptée. Le mur sud de la nef est soutenu par un gros contrefort ainsi que par plusieurs bâtiments accolés. Le mur nord est soutenu par trois gros contreforts et deux contreforts beaucoup plus minces. Trois fenêtres ont été percées dans le mur nord de la nef. Les bras du transept ne sont pas parfaitement perpendiculaires à la nef. Le transept est couvert d´une toiture à deux longs pans. Les murs sud et nord sont percés d´une fenêtre. Une pierre semblant former le sommier d´une arcade est visible entre la travée droite du choeur et le mur est du transept nord. Une porte permet l´accès sur le mur ouest du transept nord. Le chevet est plat, percé d´une fenêtre. La sacristie a été accolée au mur sud du chevet. La nef est constituée de cinq travées. Le clocher a été construit sur la première travée. Un escalier permet d´accéder à la tribune haute. Les assises du mur nord sont saillantes et ne sont pas parfaitement dans le même axe, preuve d´une réfection à une date indéterminée. La nef est voûtée en pierre, contrairement au reste de l´édifice qui est voûté en brique. La voûte est soutenue par des arcs doubleaux, qui reposent sur des colonnes, dont les chapiteaux portent des boules sur les angles. Les dosserets des colonnes reçoivent les arcs brisés des murs de la nef. Un blason muet est sculpté sous un chapiteau du mur sud de la nef. Un autre blason est sculpté sur l´arc doubleau proche de la croisée du transept. Une grande arcade, percée dans la troisième travée du mur sud de la nef, ouvre sur une chapelle latérale. Cette chapelle est éclairée par une fenêtre. Deux pierres gravées dans le sol commémorent la fondation et la restauration de cette chapelle. La croisée du transept, limitée par quatre grands arcs, est voûtée d´arêtes. Les piliers sont surmontés de chapiteaux portant des boules sur les angles. Les murs est de chaque bras du transept semblent présenter des traces des anciennes absidioles. On discerne en effet ce qui pouvait être les sommiers des arcades. Le plâtre craquelé de façon identique de chaque côté semble dessiner les anciennes arcades. Le choeur est composé d´une travée droite aveugle et d´une abside voûtée en cul de four. Deux ouvertures ont été percées dans la travée droite du choeur. L´une permet d´accéder à la sacristie au sud, l´autre sert de placard et présente une voûte en plein cintre. Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit Matériau(x) de couverture : tuile creuse ; ardoise Type de la couverture : toit à longs pans Technique du décor : sculpture Représentation : animal fantastique ; oiseau ; cheval ; personnages ; saint Nicolas ; personnage biblique ; hostie ; burette ; voile ; calice ; ange ; agneau ; armoiries ; chrisme Précision sur la représentation : Le thème de l'eucharistie est omniprésente dans le décor sculpté du portail. Les chapiteaux sculptés représentent des animaux fantastiques, souvent avec un double corps et une tête unique à l´angle. Ils sont ornés de motifs végétaux, rinceaux et palmettes. Les claveaux du linteau échancré représentent des personnages pliés, un cheval, des oiseaux, des palmettes et des rinceaux. La clé n´est pas d´origine, elle représente un visage humain. Le tympan présente l´Agneau pascal dans une gloire tenue par deux anges. Seuls les anges semblent d´origine. La première voussure est sculptée d´ornements végétaux, rinceaux et palmettes. La deuxième voussure présente saint Nicolas et Moïse, ainsi que des personnages portant les instruments nécessaires au culte : hosties, pain, voile, calice, burette. La clé, qui n´est pas d´origine, représente une main bénissante. Les modillons situés sous la corniche représentent des visages humains et un éléphant. Saint Nicolas et Moïse ont un rapport direct avec la distribution de nourriture. Saint Nicolas, évêque de Myrna, multiplia la cargaison de froment des navires lors d'une famine, et Moïse nourrit les Israélites avec la manne, nourriture providentielle lors de l'Exode dans le désert. Sur un dessin attribué à l'abbé Michon, trois sirènes étaient sculptées sur les pierres au-dessus du portail. Dans la " Statistique Monumentale de la Charente ", l'abbé Michon mentionne d'autres sculptures au-dessus du portail : une longue tête barbue, un saint personnage assis montrant du doigt le ciel, un homme qui coupe un pain rond et une femme qui tient une petite bouteille. Le blason situé sur un des arcs doubleaux porte les armes de la famille de La Chambre. Intérêt de l'oeuvre Date(s) et nature de la protection MH : 1948/11/29 : inscrit MH Précisions sur la protection : Portail, provenant de la chapelle du château : inscription par arrêté du 29 novembre 1948.
    Type de Sites et monuments
    • Eglise
    Chaines, Labels et agréments
    • Classé ou inscrit à l'inventaire supplémentaire (ISMH)
    Langue de documentation
    • Français
    Géolocalisation
    • Longitude : 0.41146462334825173

      Latitude : 45.99082686514003

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