Maître du feu, maître du « coeur »
Eclats rouges des alambics, clapotis de l'eau-de-vie qui goutte des serpentins cuivrés, murmure des flammes, vapeurs entêtantes... en période de chauffe, de novembre à mars, la distillerie est en effervescence.
Le bouilleur de cru soumet d'abord le vin à l'action du feu et obtient le brouillis, qui concentre l'alcool et les principes aromatiques. Il distille ensuite ce brouillis au cours de la « bonne chauffe » pour se saisir du « coeur », qui seul est utilisé pour l'élaboration du cognac.
Tout l'art du bouilleur de cru s'exerce dans cette bonne chauffe. Son expérience, son nez, son oeil lui permettent de juger du moment précis où il doit séparer les « têtes » du « coeur » puis, plus tard, des « secondes » et des « queues ».




