L’église Saint-Nicolas est une des plus anciennes de l’Angoumois (fin du XIe siècle). De l’extérieur, le vaste édifice semble lourd, comme enlisé, en raison du rehaussement du sol. La façade sobre et simple est ornée de hautes arcades séparées de contreforts - colonnes. A l’intérieur, la nef à collatéraux est couverte d’une voûte en berceau supportée par de puissants piliers. Comme souvent dans le premier art roman, les chapiteaux sont peu sculptés, simplement quelques feuillages maladroits mais touchants. A voir : dans le cimetière du village, une belle Lanterne des Morts surmontée d’un cône en écailles de pierre.
Confolens doit son nom à son implantation au confluent de la Vienne et du Goire. La ville s’est surtout développée sur les rives de la Vienne : les faubourgs Saint-Maxime et Saint-Michel rive droite, le faubourg Saint-Barthélémy rive gauche. C’est ici que fut érigée, dans ce quartier de tanneurs et de bouchers, au XIIe siècle, une église dédiée à Saint-Barthélémy, patron... des tanneurs ! La façade est construite avec un bel appareillage de granit, son austérité est atténuée par la présence de reliefs au-dessus du portail représentant l’agneau dans une gloire et les symboles évangélistes Marc (le Lion) et Luc (le taureau). Confolens, cité médiévale, se découvre à pied en empruntant le Pont Vieux qui enjambe la Vienne.
Malgré les heurts et malheurs de l’histoire, le château fort domine encore les vallées de l’Issoire et de la Vienne. Edifié à partir du XIe siècle, il permettait de contrôler la frontière avec la Marche et le passage sur la Vienne. Aujourd’hui, demeurent les tours et les bases d’un donjon à contreforts, une partie des remparts et la chapelle castrale Saint-Vincent en forme de croix grecque. A voir aussi au sous-sol, les archers, les canonnières et dans le village, les maisons des tisserands, des tanneurs...
Aux portes du Limousin, cette ancienne abbaye, fondée en l’an mil par le seigneur de Chabanais Jourdain 1er, est toute de granit. Elle est dotée d’un impressionnant clocher porche de 43 m. Il est organisé en trois niveaux et les colonnes qui montent jusqu’au premier étage lui donnent de l’élan. Cet étage comprend une salle haute qui ouvre sur la nef. A l’intérieur, la nef encadrée de collatéraux, de très beaux chapiteaux (thème des Saintes Femmes au tombeau) et des médaillons sculptés sont déposés.
Ancienne forteresse celtique puis oppidum gallo-romain, Brigueuil fut fortifié au Moyen Age par les Rochechouart. Le bourg garde encore des portes défensives (portes du Pont Levis, porte du Péage XIIe siècle), des édifices percés de meurtrières, des fragments de remparts et une église fortifiée... Dédiée à Saint-Martial, elle est toute de granit doré et ses premières fondations remontent aux alentours de l’an mil. Construite en croix latine, elle s’impose dans le bourg avec ses 35 mètres de long. Composée d’une nef précédée d’une
sorte de porche sous le clocher, elle est dotée d’un transept et d’un chœur carré. Les bas-côtés comportent 3 travées soutenues par des colonnes et pilastres rectangulaires. A voir dans le cimetière la lanterne des Morts (XIIe siècle), symbole de l’immortalité de l’âme.
Ancienne possession des évêques de Limoges, l’église Saint-Maurice comporte une vaste nef (20 m de long). L’abside à pans coupés est une formule répandue en Limousin. A l’intérieur, la travée sous le clocher avec sa coupole sur trompes est la partie la plus ancienne. Les socles archaïques des colonnes, le traitement des chapiteaux, un décor sommaire attestent du haut Moyen Age (environ 1 100). Dans le village, le fameux lion en granit couché sur la place est bien seul. Jusqu’au XIVe siècle, trois lions de pierre grandeur nature ornaient des sculptures gallo-romaines. Ses deux autres compagnons sont aujourd’hui à Limoges à l’église Saint-Michel... des Lions.
Sur les flancs d’Exideuil, coule la Vienne. Au cœur du village, l’église Saint-André, typique du caractère roman limousin relevait du monastère des Augustins de Lesterps. Bâtie en granit qui reflète à la fois le caractère austère et émouvant des édifices limousins, elle est dotée d’une architecture simple pour ne pas dire sévère, un rectangle terminé par un chevet plat ajouré d’un triplet. Lors de travaux de réhabilitation, une piscine baptismale arrondie [XIIIe siècle] fut mise au jour près du mur nord de la nef. A voir : dans la sacristie, on peut admirer de beaux ornements sacerdotaux brodés à Saint-Cyr et donnés par Mme de Maintenon.
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A voir sur la route et aux alentours...
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Les églises de Manot, Chassenon, Pressignac, Esse, Alloue, Saulgond, Grenord, La Péruse. La chapelle du cimetière de Chirac, la chapelle templière de Grand Madieu.